Outils pour réchauffer sa créativité ou développer des habiletés artistiques

JEU DE BALLE.

Objectifs : mettre «le juge intérieur» dehors et développer sa spontanéité.

Mode artistique : théâtre

Suggérez un sujet, par exemple Halloween (si nous sommes à la fin octobre).

Les participants, placés en cercle –de préférence debout–, lancent la balle à quelqu’un qui, lorsqu’il la reçoit, dit un mot en rapport au sujet choisi. On choisit un sujet assez banal pour ne pas avoir à chercher trop loin ce qu’on va dire. C’est quand on recevra la balle que spontanément jaillira un mot. Aucune censure n’est appropriée : si on est hors sujet, ça n’a aucune importance.

On peut par la suite changer de sujet et emmener un thème sur lequel on veut travailler, comme Pauvreté.

Ce jeu est un bon réchauffement de début d’atelier. Il permet de se réveiller, de s’amuser et de laisser libre cours à son imagination.

Note : Nous avons déjà fait le jeu avec trois hauts fonctionnaires de l’aide sociale que nous avions reçus dans notre local dans le cadre d’une action. Cet exercice a détendu nos invités et les a emmenés sur « notre terrain ». Cela a permis, de façon ludique et simple, de nous fournir un bref aperçu de ce que représente pour eux la pauvreté, puisqu’il s’agissait de dire un mot sur ce thème.

Conception et rédaction : Danièle Bergeron

 

Les outils suivants font partie des outils partagés par les artistes qui ont participé à une démarche de coformation axée sur le partage de leurs savoirs en 2015-2016. Ont participé à cette formation : Danièle Bergeron, Lisa Sfriso, Dan Parker, Rachel Heap-Lalonde, Miriam Heap-Lalonde, Koby Rogers Hall, Caroline Laplante, jean-Paul Belmont, Jayson Palolan, Merelyn Aguirre, Nadia Loria Legris. La démarche était animée par l’artiste Suzanne Boisvert qui a aussi contribué à la rédaction des outils.

JEU DU LEADER

Pourquoi : «Revenir à la maison» du corps et de la respiration; sortir «du mental». Permettre de danser sans s’en rendre compte! Pour les timides, une merveilleuse façon de connecter avec le plaisir de jouer dans l’espace et de se permettre de la fantaisie avec le mouvement. Après cet exercice, c’est beaucoup plus facile de connecter ensemble dans les explorations et les conversations.

C’est une façon très concrète de faire voir que le leadership, ça se partage et que « être ensemble », ça se réchauffe aussi!

Comment : Tout le monde marche dans l’espace, en ramenant l’attention au corps et à la respiration. La/le «maître de jeu» commence en tant que leader : bouge sans tenter de faire d’effet ou sans chercher

mentalement à faire un «beau» mouvement. Les autres s’inspirent de son mouvement : il ne s’agit pas de l’imiter mais plutôt de s’approprier l’énergie et incarner cette façon «autre» de bouger. Ne pas faire de rupture dans le mouvement : on le fait grandir ou on le rapetisse et le mouvement nous amène quelque part, organiquement.

La/le leader donne le relai, le leadership à quelqu’un d’autre. L’exercice se continue jusqu’à ce que tout le monde ait tenu le rôle de leader. Garder le regard vivant, « se voir » chacunE durant l’exercice. Ne pas oublier de respirer. Quand tout le monde est passé, la/le maître de jeu demande au groupe de trouver une fin ensemble, sans mots. Comme une espèce de tableau vivant.

Notes : Ne pas donner trop de consignes avant de commencer : la/le maître de jeu les rajoute au fur et à mesure, en s’inspirant de ce qui se passe.

JEU CLOWNESQUE

Pourquoi :  Une façon amusante de réchauffer l’imagination par le corps et la voix. Développer la complicité entre les membres du cercle.

Comment : Tout le monde en cercle, unE leader part un mouvement qui s’accompagne de sons, elle fait évoluer et elle donne à son voisin, qui part de cette action sonore et la transforme, puis transmet à sa voisine, etc… On peut faire plusieurs tours. Le cercle permet, sur place, de se délier… Note : commencer par bien réchauffer la voix.

Une bonne suite serait le jeu du leader ou un jeu où on est amené à se déplacer dans l’espace, avec le souci de ceux qui sont timides dans les exercices plus physiques.

SENS DE L’ESPACE

Pourquoi : Développer le sens de l’espace et la sensation de l’habiter. Développer le sens de la construction. Partir de son espace vital et ouvrir à l’espace du groupe. Passer du sens de l’espace privé à l’espace collectif à l’espace politique.

Comment : Prendre un grand ruban de tissu ou une corde épaisse et délimiter un cercle. C’est l’aire de jeu de départ, le terrain de jeu. Jouer avec la circonférence tout au long de l’exercice. La personne qui va dans le centre est la leader et le groupe suit son mouvement. On change régulièrement. On peut se servir du tissu comme d’une corde, pour relier, emprisonner, etc. Jouer avec les images. L’exercice est sans mots mais on peut faire des sons, jouer avec le souffle. À la fin, tout le groupe se retrouve au centre, comme un seul coeur/chœur, immobile. Faire des associations de mots, phrases, etc. Ou faire suivre avec une période de dessins/écriture/récit spontané à partir d’une phrase amorce, en lien avec le thème de la rencontre.

RITUEL DE GROUPE

Pourquoi : Rendre visible le charisme de notre groupe. Développer l’écoute, l’attention, le respect de l’autre. Apprendre à organiser/construire un espace symbolique ensemble. Apprendre à «prendre son temps». Pour honorer le silence et le geste signifiant.

Comment : Installation collective, à partir d’éléments divers, venant de la nature, trouvés dans la ville, du matériel d’art, etc. (des branches, bouteille avec sable, tissus, photos, bols, etc.). Disposer tous les éléments sur des tables. Tout le monde est assis en cercle. Une première personne choisit un élément pour délimiter un cadre. Une deuxième choisit un élément et le dispose dans l’aire de jeu, et ainsi de suite, le groupe compose une espèce de tableau en trois dimensions. Faire cette action dans le silence et avec plein d’attention. Une fois le tableau terminé, on peut faire suivre avec un récit oral ou une période de dessin/écriture automatique.

On peut répéter ce rituel régulièrement et demander aux cocréateurs/trices d’apporter quelque chose qui leur est précieux, signifiant.

LA VOIX QUI VOYAGE

Pourquoi : Chanter, c’est aussi respirer! Permettre aux plus timides de s’initier «à l’étrange» et de s’inspirer des autres pour explorer sa voix. Développer la capacité d’écoute. Développer de l’audace vocale et apprendre des notions de base de construction sonore.

Comment : Exercice qui se fait en groupe, simultanément. Pour une première fois, tout le monde est couché sur le dos, en étoile. On peut faire ensuite cet exercice dans différentes positions physiques, yeux fermés ou ouverts, dépendamment de l’objectif de l’exercice.

C’est comme faire la musique d’un film qui n’existe pas… encore. On part du son rose (le souffle, sans timbre), comme un long son de vent chaud, et graduellement, en y mettant du timbre, on explore les différentes possibilités sonores (bouche ouverte, fermée, bruits secs, soutenus, harmoniques ou non, se rapprochant d’une mélodie inventée ou totalement chaotique).

L’important est de s’écouter les unEs les autres et de construire à partir du silence. Ne pas avoir peur du chaos… le groupe finit toujours par trouver sa voix!

L’exercice se termine comme il a commencé, par le long son de vent chaud.

JAM À PARTIR D’UN RYTHME

Pourquoi : Développer l’esprit ludique, varier les leaders, développer la mémoire sensorielle.

Comment : UnE leader commence un rythme avec son corps puis peu à peu, tout le monde se joint à une espèce de petit band… Jeu de rythmes et de voix.

MÉMORISATION DE RYTHMES, SON, PHRASES

Pourquoi : Mettre le groupe ensemble, développer la mémoire sensorielle, l’écoute. Ludique et accessible pour les «novices».

Comment : Tout le monde assis en cercle. Un premier tour : une personne propose un premier rythme, repris par chaque personne, une à la fois, puis tout le groupe ensemble. Une deuxième personne propose un autre rythme et même chose, tout le monde reprend. Plus l’exercice se développe, plus on peut proposer des rythmes, des sons, des mots pour le rendre un peu plus difficile.

VARIATIONS AUTOUR D’UNE MÊME PHRASE

Pourquoi : Montrer des façons différentes de dire la même phrase, mais avec une intonation différente et avec des gestes différents. Cela amène des façons étonnantes de dire un texte, des sens nouveaux. Un festival d’émotions!

Comment : Par exemple avec la phrase : Les fraises sont délicieuses Le groupe est debout, en cercle. Une personne est responsable de «caller» les émotions (joie, tristesse, colère, …). Une personne après l’autre ou tout le groupe ensemble dit la phrase avec l’intonation correspondant à l’émotion.

LE CHEF D’ORCHESTRE ET SON PETIT BAND – THE ORCHESTRA AND THE CONDUCTOR

Tiré de Jeux pour acteurs et non-acteurs (Augusto Boal)

Pourquoi : Développer l’écoute et la mémoire auditive. Explorer les possibilités vocales et le sens musical. Explorer la construction sonore. Permettre à chacunE de diriger.

Comment Each actor or group of several actors utters a rythmic or melodic sound. The conductor listens to them. They must produce the same sound, whenever the conductor asks them with a gesture of hand or baton. They must be quiet when she does not require their sound. In this manner, the conductor can compose her own piece of music. Everyone can have a turn at being the conductor.

VARIATION : Two groups of actors improvise two orchestras, preferably with improvised instruments, while actor invents a corresponding dance. He dances toward one of the orchestras, replacing someone in it, while the instrumentalist becomes a dancer and dances in the direction of the other orchestra, replacing another instrumentalist who becomes a dancer and so on. Everytime a replacement is made the rhythm must of necessity change.

 JEU DE TRANSFORMATION D’UNE CHAISE

Pourquoi : Développer l’imagination, mettre le corps à contribution, créer ensemble des images fortes et surprenantes avec un minimum de matériel. Peut donner de nouvelles idées de scénario.

Comment : Délimiter une aire de jeu. Tout le monde est autour. Au centre, une chaise. Chaque personne entre dans l’espace pour jouer avec la chaise, proposant des usages différents. Alterner en solo, duo, trio ou tout le groupe ensemble pour voir comment cela amène des imageries différentes.

DÉTOURNEMENT D’OBJETS

Pourquoi : Réchauffer l’imaginaire, l’imagination. Voir les choses autrement, développer d’autres regards et des usages surprenants.

Comment : Tout le monde est assis en cercle. Partir d’un objet usuel, que l’on se passe de mains en mains, et improviser toutes sortes d’autres usages, réalistes ou surréalistes. 

IMPROVISATION AVEC GRAND TISSU

Pourquoi : Développer l’imagination, faire sortir des histoires. Développer la dextérité et la capacité de faire une action et raconter en même temps.

Comment : Déposer un grand tissu au centre de l’espace. Se placer en cercle autour de cet espace. Le/la maître de jeu commence une histoire collective en proposant une phrase de début. L’histoire se construit phrase par phrase, unE participant à la fois. Quand l’histoire est bien entamée, commencer à entrer dans l’aire de jeu et entrer en action avec le tissu : soit en le manipulant (par exemple, le tissu devient une mer, un bateau, un berceau, une prison, etc) soit en l’utilisant comme surface de jeu délimité. On peut proposer que les conteurs/conteuses restent toujours à l’extérieur et que d’autres corps fassent les actions ou on peut jouer avec la dynamique «parler/manipuler un objet». Les possibilités sont infinies.

 SHAPE AND FORM AVEC LE CORPS

Pourquoi : Développer l’imagination gestuelle, l’esprit de collaboration, dans un esprit ludique.

Comment : En équipe de deux, sans mots, les corps deviennent un objet : par exemple, une théière. En groupe, on essaie de deviner quels sont les objets.

JEU DU MIROIR

Tiré de Jeux pour acteurs et non-acteurs (Augusto Boal)

Pourquoi : Développer la capacité d’observation par le dialogue visuel, l’aptitude à jouer des rôles en

étant dans la peau de quelqu’un d’autre. Préparer les participantEs à interpréter des personnages.

Comment : En duo, tout le groupe joue simultanément, sans parole. On peut faire deux rangées, face à face, ou tout le monde éparpillé dans l’espace. Face à face, partenaire A accomplit des gestes simples et expressions que partenaire B reproduit simultanément, avec le plus de minutie possible, comme si elle était un miroir. Il ne s’agit pas d’aller vite, mais plutôt de permettre de bouger le plus en harmonie possible, sans mouvements brusques. L’exactitude et la synchronisation doivent être telles qu’une personne qui observe de l’extérieur ne puisse pas distinguer qui dirige les mouvement et qui les reproduit. Après cinq minutes, on change de rôle. Après cinq minutes, on change de partenaire. Essayer de jouer avec tout le monde du groupe.

MIROIR – VARIATION AVEC CHŒUR

Pourquoi : Aller plus loin dans l’imagerie et le degré de difficulté avec la précision. Expérimenter

l’effet de chœur.

Comment : Une personne commence avec un seul «miroir» (une personne qui l’imite simultanément), puis deux, trois, six, dix… Jouer avec l’effet de groupe. Par exemple, qu’est-ce qui arrive si l’une des réflexions se rebelle et ne veut plus être un reflet? On peut faire des improvisations à l’infini avec ça.

LE CHŒUR

Pourquoi : Trouver des compositions étonnantes, donner du punch. Jouer sur le rythme et l’impact de mots simples, de gestes simples, amplifiés par le nombre.

Comment : Une action individuelle est reprise par 2, 4, 10 personnes. Éventuellement, une phrase d’un sketch peut être dite avec un chœur pour appuyer le texte et l’action. L’important ici est la précision, malgré le nombre croissant d’acteurs/trices.

PORTRAITS AVEUGLES

Pourquoi : Permettre d’amener qui on est comme individu, pour ensuite dire qui on est comme groupe. Permettre de se recentrer sur la perception de soi-même. Exercice souvent drôle mais qui montre en même temps qu’il n’y a pas toujours juste une façon de voir les choses.

Comment : Les participantEs s’assoient unE devant l’autre et on cache une feuille. ChacunE a un crayon et dessine la personne devant elle, mais sans regarder sur sa feuille. On se montre ensuite les portraits. Dans un deuxième temps, chaque personne doit faire son propre portrait, les yeux fermés.

 

Les brefs outils suivants ont été recensés et/ou rédigés par Suzanne Boisvert et Johanne Chagnon

PEINTURE AU SON DE LA MUSIQUE

Utiliser pinceaux et peinture, et se laisser aller librement au son de la musique (à effectuer, si possible, les yeux fermés). On peut travailler debout, sur un grand format. Ou même créer un tableau invisible, en se servant de ses mains comme pinceaux.

LA BALLE DE LAINE

Tout le monde est debout, en rond. À partir d’un thème proposé, à chaque fois que quelqu’un a une idée, on lui lance la balle de laine. Celle-ci est renvoyée à la personne suivante qui a une autre idée, et ainsi de suite. Ce jeu veut encourager les réponses folles et spontanées. À la fin, toutes les personnes se retrouvent liées entre elles par une toile de fils de laine.

TOUT LE MONDE PEUT DIRIGER

Tout le groupe se tient rapproché, selon une forme en losange. Une des personnes qui se trouvent à l’une des pointes de ce losange initie un mouvement qui est repris par tout le groupe. Quand cette personne change de direction, la personne qui se retouve maintenant à l’avant du groupe inite à son tour un mouvement (qui est repris par le groupe). Et ainsi de suite, en un mouvement fluide.

LE CADRE – pour regarder autrement

Découper une ouverture d’un pouce carré dans un carton. Regarder à travers cette ouverture. Découper dans des revues et jouer avec les morceaux ainsi découpés au hasard. Marcher et regarder à travers cette ouverture. Dessiner ce que l’on voit.

LE COLLAGE

Sur un thème défini, réaliser un collage à partir d’images découpées dans des revues, des pamphlets, etc. On peut y ajouter des mots, du dessin. Exercice accessible, car il y a moins le souci de performance: il fait taire la voix critique et aide à s’abandonner, particulièrement pour les personnes qui ont du mal à se laisser aller à dessiner.

GLAISE

Chaque personne dispose de glaise et doit représenter un mot ou un concept, souvent farfelu, tiré au hasard parmi des papiers préparés (avec un temps prédéterminé ou non).

IMAGE À COMPLÉTER

Présenter une forme abstraite (dessin de traits de crayon, tache de couleur, éclat de peinture, etc.) et inviter à compléter selon ce que la forme suggère.

DESSIN DE CONTOUR

Tenir son crayon au milieu de la page, prêt à dessiner. Puis se tourner dans la direction opposée et regarder sa main libre. Commencer à dessiner cette main en transposant dans le tracé du crayon le mouvement de l’œil qui suit le contour de la main. Ne pas céder à la tentation de regarder son dessin avant d’avoir terminé.

PERCUSSION AVEC DIVERS OBJETS

Utiliser des objets de la vie courante comme instrument de percussion tels que des éviers, des chaises, des balais. Jouer de la batterie sur des chaises… Faire des rythmes tout le monde ensemble.

L’AVEUGLE ET SON GUIDE

C’est l’aveugle qui mène le jeu. La personne-guide est son ange-gardien, s’assurant que l’autre ne se cognera pas contre un obstacle. Il faut laisser à l’aveugle une grande liberté de mouvements. Puis inverser les rôles.

HYPNOSE

Une personne en face de l’autre. La personne qui hypnotise lève la main, paume et doigts bien ouverts à environ 1 pied (ou toute distance qui semble confortable aux deux) du visage de l’autre. Le défi est de toujours garder la même distance entre la main et le visage lorsque l’hypnotiseurE se met à bouger (lentement). Faire cet exercice très lentement au début, jusqu’à ce que les deux personnes soient parfaitement synchronisées.

AVEC DES POMMES

Tout le monde reçoit une pomme. Les personnes s’assoient deux par deux, et se regardent en train de manger leur pomme. Elles sont invitées à façonner leur visage selon celui de leur partenaire, réagissant à ses expressions. On peut prendre des photos des visages figés.

TAPER DES RYTHMES

Tout le monde commence en même temps à taper un rythme dans ses mains. Au début, cela crée un son confus. Observer si, peu à peu, le groupe en vient à taper le même rythme (ou non). Il se peut qu’une ou plusieurs personnes aient délibérément choisi de maintenir leur rythme de départ (ce qui requiert également une habileté!).

LE FLOT DE L’EAU

En équipe de deux personnes. L’une des deux reçoit un verre d’eau invisible et le verse sur une partie du corps de l’autre, qui laisse l’eau s’écouler jusqu’à ce que la personne-verseuse recueille l’eau (par exemple, au bout d’un doigt et à une cheville). Puis les rôles sont inversés. Une fois le processus compris, les deux partenaires versent « l’eau » à tour de rôle sans le verre invisible : le flot devient continu entre les deux corps.

L’exercice peut évoluer : devenir une chaudière d’eau échangée entre quatre personnes, avec des distances grandissantes; puis un boyau, une borne-fontaine, un ruisseau, une rivière… Le groupe se rapproche : la rivière se jette dans un fleuve, puis dans la mer. Le mouvement ralentit alors que l’eau s’est ainsi toute dispersée.

CONTRAINTES D’ÉCRITURE

– Activité Rime : énumérer le maximum de mots rimant avec un mot donné

– Activité Liste : énumérer le maximum de mots en lien avec un thème donné

– Activité Acrostiche : écrire un texte dont les initiales du premier mot de chaque ligne forment un autre mot donné.

– Activité Cinq mots : produire une phrase ou un texte ayant du sens et contenant cinq mots donnés.

TRAVAILLER SUR LES OPPOSÉS

5 à 10 minutes d’écriture automatique à partir des phrases opposées suivantes : Je me rappelle / je ne me rappelle pas; Je connais / je ne connais pas; Je pense / je ne pense pas; Je suis / je ne suis pas; Je veux / je ne veux pas. Ou à partir des sens : travailler à partir de quelque chose de réel, dans le moment présent : Je regarde / J’entends / Je goûte / Je sens…

À L’INTÉRIEUR DE MOI, IL Y A…

Debout, en cercle serré. Chaque personne répète ce début de phrase et ajoute spontanément une suite… cela crée un rythme, une espèce de ronde, de chœur. Parfois très descriptif, parfois plus poétique.

DESSIN COLLECTIF

Disposer une grande feuille de papier, assez grande pour que tout le monde ait de la place autour. Chaque personne commence un dessin devant elle, pendant deux minutes. Puis, tout le monde change de place et continue à un autre endroit sur la feuille. Répéter la même opération à chaque deux minutes. Inévitablement, il faut poursuivre sur un dessin déjà initié, et même travaillé par plus d’une autre personne. Ce jeu s’accompagne bien de musique (celle-ci peut aussi servir à indiquer le moment de changer).

BOÎTE À IMAGES

Chacun personne pige au hasard une image dans une boîte prévue à cet effet (photos, dessins, reproductions, etc). Puis on procède à un exercice d’écriture automatique pendant 10 minutes. On passe notre texte à la personne de gauche qui continue l’histoire.